DIPLÔMES 2022

Les étudiants de la neuvième promotion viennent de présenter leurs travaux de recherche en design. Ce moment si particulier lors duquel ils finalisent leur cursus les fait glisser d’un statut d’étudiant à celui de jeune designer. Cette année des questions très diverses été à nouveau débattues et projetées : la place des toilettes sèches dans l’espace public, le sens entre nos gestes quotidiens et la préservation des ressources, la question de l’attention dans une société en proie à l’étourdissement et au divertissement, la place des femmes dans la ville, « l’ensylvestrement » de l’habitat ou l’arbre comme figure de reconnexion au milieu, l’avenir des gares rurales du réseau ferré limousin, et bien d’autres sujets tout aussi engagés.
Cette année le jury était présidé par Boris Bouïssaguet (Inspecteur Académique Arts Appliqués) assisté par Ann Pham Ngoc Cuong et constitué des professionnels Sophie Samary (architecte), Marin Baudin (paysagiste), Manon Ménard (designer graphique), Thomas Rochon (designer graphique), Véronique Eloy (directrice de Perspective et des Ateliers de Perspective), Émilien Rouet (directeur de communication) et des enseignants Ann Catherine Céard-Adam, Laurence Pache, Anne Pham Ngoc Cuong, Bertrand Courtaud, Christophe Recoules et Julien Borie.

Félicitations à tous nos jeunes diplômés et bonne continuation dans le design pour un monde réel !

Pratique plastique : le projet endurance

Afin d’éprouver un certain nombre d’expériences qui se rencontrent lorsqu’on mène un projet sur la durée, les DSAA1 ont traité cette année un projet de pratique plastique en plusieurs étapes de septembre 2021 à mai 2022. Fondée sur l’exploration d’un mot valise inventé en séance collective, leur production a pour but d’interroger une facette de leur domaine. « S’habitverdir », pratiquer le «parasitoverbage», se faire «bioensorceller» ou encore être «façomurer» furent les termes qui ont enclenché ce travail de réflexion plastique et conceptuel.

Pour ces soutenances, nous avons vu de la vidéo, de la performance, du dessin, des travaux en volume dont nous pouvons dire qu’ils augurent d’une pratique plastique de plus en plus à même d’ouvrir à la recherche en design.

Exposition à l’English Library

À l’occasion de la design week, une sélection des travaux réalisés chaque année en workshop édition est présentée à l’English Library de La Souterraine. Cette exposition permet à la communauté anglophone creusoise, ainsi qu’à ceux qui sont de passage dans ce lieux de brassage culturel, de découvrir un travail de longue haleine qui vise à formaliser une médiation bilingue des fondements de la pensée écologiste.
On trouve aussi dans cette exposition, une sélection des abstracts des étudiants de DSAA. Il s’agit de textes rédigés en langue anglaise, qui rendent compte d’une articulation de leur travail de recherche en design avec les enjeux internationaux que les publications de recherche en anglais leur font découvrir.
Cette exposition comporte aussi un volet didactique, qui expose de façon bilingue les décisions créatives qui doivent être prises lorsque se formalise un livre.

Visite Pep’s23

À quelques semaines de leur fin de première année, les étudiants de DSAA, ont découvert la pépinière d’entreprise et les services à l’accompagnement entrepreneurial proposés. La visite de Pep’s 23 a donc allié la découverte d’un lieu d’accueil des entrepreneurs et des échanges avec les jeunes entreprises nouvellement installées sur le territoire sostranien, leurs motivations et la variété de leurs activités.

LA SOUT DESIGN OUÏK

Expositions, projections de films, présentations de projets de diplômes, workshops, rencontres et conférences diverses, défilé pour terminer par un bal : du 19 au 25 mai la Sout’ fait son festival !  Cette première édition sera parrainée par Anthony Lebossé, co-fondateur des 5.5 designers.
Découvrez tout le programme ainsi que le dossier de presse :
INVITATION DESIGN OUÏK
PROGRAMMATION DESIGN OUÏK
DOSSIER DE PRESSE DESIGN OUÏK

Workshop sonomaton

Fabriquer un lieu d’écoute : contraintes, dispositifs et disposition

Le workshop se veut être un travail sur la notion d’acte dans l’espace, soit une manière de penser physiquement, en situation, de manière incarnée. Ce projet initié dans le cadre du projet «les Nouvelles Lettres Persanes» a pour objectif d’imaginer des installations dans l’espace public (intérieur ou extérieur) de la ville de Bourganeuf, qui permettent de collecter et/ou diffuser du son de manière individuelle ou collective, en privilégiant une expérience sensible, et d’en proposer des prototypes à échelle 1.
Lors de la semaine de workshop, les étudiant.e.s de DSAA première année, épaulé.e.s des troisièmes année DNMADE Espace, ont eu en charge de réaliser ces projets avec la majorité du matériel approvisionné par des filières de récupération ou de recyclage, dans une démarche écoresponsable.

 

Accompagné.e.s par Dimitri Messu, architecte et Sullivan Roy, ingénieur structure, les étudiant.e.s ont ainsi pu dans un temps limité, expérimenter la démarche de projet par le faire et la maquette à l’échelle du corps.

 

Projet de design global

Les DSAA1, qui travaillent pour le PNR du Marais poitevin, ont présenté leurs recherches devant leur commanditaire.
Il s’agissait de propositions pour un dispositif répondant au cahier des charges mis au point pendant la visite sur site. Certes l’objet de la demande s’approchait du stand, mais il fallait chercher un peu plus loin, dépasser la réponse classique et essayer de se positionner de façon novatrice sur le plan de la forme, des imaginaires convoqués et des procédés techniques envisagés.

 

À l’issue de la présentation, les commanditaires ont opéré un un choix et les équipes ont entamé la phase de développement.

Pratique plastique en anglais

UE5 en anglais
Dans le cadre du travail qui croise les objectifs de la LV1 et ceux de la pratique plastique et médiation, les DSAA1 ont soutenu leur projet de pratique plastique en anglais.
Accompagnés par une enseignante de pratique plastique et médiation et une enseignante de langue, ils ont appris à médiatiser leur travail en utilisant l’anglais véhiculaire.

 

Pour ceux qui partent en stage à l’étranger ce travail est fondamental. Pour beaucoup, le fait de s’entraîner à synthétiser leur démarche en anglais est très bénéfique, cela les aide à poser un méta-regard encore plus distancié du fait que celui-ci s’exprime dans une langue qui n’est pas la leur.
Il était bien évidemment possible d’améliorer sa production entre la présentation en français et celle en anglais.