trois jours chez SISMO

Cette année les DSAA de Loewy ont fait leur intégration à La Commanderie hospitalière de Lavaufranche. Ils y ont passé 3 jours accompagnés par Marie Robin et Antoine Fenoglio (agence Sismo). Ils ont commencé par découvrir ce lieu insolite érigé au XIIe siècle par un ordre religieux et militaire : l’ordre des Templiers. C’est un espace que Sismo utilise pour régénérer leur créativité, pour faire le contre-point à l’espace de travail dont ils disposent à Paris. Après une visite du site, les DSAA ont planté leurs tentes, et ont commencé leur workshop d’intégration.

 

Une des particularités de la formation en DSAA à Loewy est d’être en milieu rural. Un milieu que l’on oppose souvent à celui qui domine actuellement la civilisation occidentale : le milieu urbain. L’objet de ce workshop d’intégration, fut d’identifier les qualités, les caractéristiques du milieu rural que les étudiants vont habiter pendant deux ans et aussi celles du
milieu urbain qui est celui qui, majoritairement, façonne aujourd’hui nos imaginaires.
S’il est possible que la ruralité soit un réservoir d’expériences qui permet l’éclosion de nouveaux modèles c’est qu’elle présente des qualités dont nous avons besoin, dont il faudra prendre soin pour trouver la voie de la transition écologique. Ensuite, si le monde urbain exerce une attraction puissante, qui fait vibrer la créativité de tous ceux qui le vivent de façon privilégiée, c’est qu’il y a dans ce milieu là, des choses dont on ne veut pas se passer. Pour l’heure, elles nous sont essentielles, ou du moins elles sont constitutives de notre équilibre.

 

Il s’agissait donc de réfléchir conjointement à ce qui constitue les atouts spécifiques du monde rural et du monde urbain… et par la même occasion, de rechercher ce qui dans ces deux univers pourrait être améliorer. Ce travail de réflexion, qui a pour but d’articuler ce qui constitue ces deux milieux très distincts, a ensuite débouché sur une formulation visuelle synthétique. Les DSAA ont dû imager et rédiger de courtes expressions qui révèlent ce qui selon eux est fondamental pour bien vivre. Devant une évidence : que cela soit en milieu rural ou en milieu urbain, la façon dont s’infléchit le vivre ensemble, n’est pas toujours la façon la plus propice à construire un avenir soutenable. Ils ont cogité et dessiné. la trentaine de flyers qu’ils ont composés au cours de ce workshop seront sérigraphiés et diffusé au cours d’une exposition.

 

Ils ont mangé ensemble, médités près de ta source, rencontré des poules Leghorn et moutons originaires de l’île de Soay, il y avait un piano et juste ce qu’il fallait de soleil et de pluie.
Merci Sismo de votre accueil !

« En mouvement » workshop avec Pierre Charrié

Omniprésents dans nos appareils, les ventilateurs ont été, le temps d’une semaine de workshop sous la houlette de Pierre Charrié, les proies du hacking des étudiants de DSAA1. Répondant au thème « En mouvement » proposé par le designer, ces petites unités techniques ont été piratées et réinvesties dans des productions poétiques faisant intervenir le son, le gonflage, les fluctuations colorées, la série diversifiée, la diffusion olfactive, l’ikebana, allant même jusqu’à intégrer un scénario de design fiction.

 

Workshop Photo avec Charles Fréger

Charles Fréger est venu travailler avec les DSAA 2 sur leur projet photo.
En octobre, il avait donné une conférence aux DSAA1 qui travaillaient alors sur un projet débutant par une série.
En Janvier, après la rédaction de tout ou partie du mémoire  (60 000 signes pour les options 1 et de 40 000 signes pour les options 2), il était temps pour les DSAA2 de revenir au visuel.
Après avoir présenté à Charles leur projet d’image, échangé avec lui sur ce que peut dire une image de façon involontaire… ou pas, ils ont choisi leur site, ou monté à l’école leur set up de prise de vues.

 

Entre le champ d’un jardin partagé, le rayon corn flakes d’une grande surface, un lavomatic, ou un poulailler, les étudiants accompagnés de Charles ont appris à oser mettre en place de quoi faire une image qui ose l’énigme…mais ne renonce pas au sens.

 

Charles Fréger les a bousculé, stimulé. Marie-José Mondzain dans Homo spectator explique qu’une bonne image engage la mobilité de celui qui la regarde, ce qu’elle explique, en citant Godard : « Pour voir il ne faut pas avoir peur de perdre sa place. »
Ce workshop était une chance pour nos étudiants !

Prosperity without growth

Semaine 50, les DSAA1 ont fait leur workshop édition. Accompagnés par Mahaut Clément, ils ont mis en forme un extrait de texte de Tim Jackson sous forme d’un ouvrage bilingue. Le set typo comportait cette année la Regime de Barnbrook, ce caractère typographique est une superbe relecture critique des mécanes de la période victorienne, période à laquelle la monarchie du royaume britannique a fusionné avec le capitalisme industriel. Les postions de Barnbrook quant à la façon dont la prospérité s’est faite à l’époque de l’ère industrielle naissante, sont claires et aujourd’hui, il faut changer de régime. Son engagement pour le mouvement Occupy London et pour Adbusters en témoigne. Tim Jackson est aussi britannique et son ouvrage propose de redéfinir la prospérité en interrogeant de façon drastique les paramètres qui nous conduisent à faire de la croissance une priorité absolue.

 

Cette semaine de travail, fait converger les enseignements, en humanité moderne, en économie, ceux dispensés en anglais, et la pratique du design.

 

Sur le plan pratique, les étudiants ont défini leur positionnement par rapport au texte, composé leur iconographie, construit leur grille, et façonné 4 ouvrages, ils ont utilisé les graveuses laser, ils ont pu sérigraphier et travailler sur des supports d’une grande diversité.

 

Bravo à tous !

Not taking pictures, but building images

Les étudiants de DSAA2 ont participé au workshop photo accompagné par le photographe finlandais, Antti Ahtiluoto. Les images produites par Antti sont captivantes car elles cherchent dans une grande retenue, à manifester malgré tout l’expression intense d’un concept : cela donne des représentations très simples mais dont l’ambiguïté laisse place à l’imagination du spectateur.

©Antti Athiluoto

Cet atelier fait converger le cours de LV1, le travail sur le mémoire ainsi que la pratique plastique : au terme d’une phase de rédaction les étudiants opèrent un travail de synthèse visuelle et construisent une image qui révèle une phase décisive de leur recherche en design. Afin de poursuivre l’objectif de donner à chacun un maximum d’aisance dans l’usage de l’anglais envisagé comme langue véhiculaire, ce workshop est intégralement conduit en anglais. De la présentation du parcours professionnel d’Antti, en passant par toutes les étapes que nécessite le travail de prise de vue…jusqu’à la phase de restitution, l’ensemble des échanges se font en anglais.

 

Ce temps dédié au travail minutieux de construction d’une image a ré-engagé le rapport à la pratique qui lance les étudiants de DSAA2 sur la préparation de leur rendez-vous de macro-projet du mois de mars. Bravo aux DSAA2 qui ont découvert le SISU (proche de persévérance) quand par exemple, il fallu refaire intégralement la prise de vue avec un autre modèle…à cause d’une petite erreur technique, ou qui ont dû passer 5 heures sur Photoshop pour retoucher un doigt… ou monter un décors complet sur un parking de supermarché.

LIMITS TO GROWTH, LA COLLECTION COMPLÈTE

Chaque équipe a confectionné 3 exemplaires du projet d’édition que les étudiants ont mis au point durant le workshop édition consacré à l’articulation de la version du rapport Limits to growth de 1972 à celle de 2004. Avec en amont, l’introduction originale en anglais pour contextualiser le texte grâce à l’usage de la langue dans lequel il fut écrit, nous avons aussi abordé la construction d’un environnement éditorial visuellement critique.

 

Les choix techniques ont été faits dans le but de réussir au mieux à traduire le fait que cet ouvrage énonce son propos sur un ton qui oscille entre celui du documentaire et celui du compte rendu de recherche scientifique.

 

Bravo aux DSAA1 qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes et encore merci à Mahaut Clément d’avoir si généreusement accompagné ce projet. Le travail éditorial sur les textes fondateurs de la pensée écologiste va se poursuivre.

Lire et faire lire The limits to growth

Les DSAA1 ont travaillé à la création d’un objet éditorial dont le but est de médiatiser le texte connu sous le nom du Rapport Meadows. Ce texte écrit par l’équipe du Club de Rome, pilotée par Aurélio Peccei, est sortie en 1972. Le projet d’édition repose cette année sur l’articulation temporelle entre la sortie de l’ouvrage en 1972 et sa réédition revue et augmentée en 2012. C’est l’introduction et la préface en anglais qui furent placées en début d’ouvrage, puis vient le chapitre V du texte en français de la traduction de l’édition de 2004, intitulé The limits to Growth, The 30-Year Update. Ce chapitre V est consacré à l’exemple de la mobilisation autour du trou de la couche d’ozone. Cet exemple est dans l’ouvrage la lueur d’espoir, qui expose comment en articulant le travail scientifique de pointe, la mobilisation militante et les actions politiques et citoyennes, il est possible de contrer ce que les modèles de World 3 pronostiquent comme avenir désastreux pour notre civilisation.
Ce workshop est le cinquième workshop édition que nous faisons avec Mahaut Clément, il s’intègre dans le projet global de faire manipuler les textes fondateurs de la pensée écologiste tout apprenant à maîtriser de A à Z une création éditoriale.

 

 

SEMAINE 51 : stimuler la recherche en design

Les étudiants de DSAA1 ont bénéficié d’une semaine complète pour travailler à la définition de sujets de recherche en design. Baptisée « Semaine 51″en raison de sa position dans le calendrier, cette période fût jalonnée d’ateliers très divers favorisant aussi bien la collision créative (mashup d’un écrit et d’un objet choisis par sensibilité et centre d’intérêt), que la recherche par le dessin, la prise de contact avec un lieu incongru, ou encore la rencontre avec des personnes aux profils particuliers pour engager une discussion inattendue sur le design, tandis que d’autres atelier s’attacher à stimuler les imaginaires par le biais de lectures ou des ateliers d’initiation à des méthodologies de recherche.
Cette semaine, véritable sas dans le cursus, a joué le rôle de catalyseur avant que chacun ne s’engage en solo ou en équipe dans les terrains de recherche qui se déploieront jusqu’à la présentation des diplômes dans trois semestres.

Workshop de rentrée 1+1=1

De retour de leur Week-end d’intégration, en groupes pluridisciplinaires, les DSAA1 ont attaqué la phase de conception du projet intitulé 1+1=1. Accompagné par Vincent Perrottet sur deux jours, ils ont mis en relation une photographie qu’ils avaient prise sur le site du Moulin des Templiers avec un fragment de texte de Gilles Clément. Ces phrases étaient extraites des trois ouvrages qu’ils avaient eu à lire pour la rentrée : L’Abécédaire, Alternative Ambiante et Le Manifeste du Tiers-Paysage.

 

Ces compositions seront ensuite prétexte à découvrir l’atelier de sérigraphie, car les DSAA1 tireront 5 exemplaires de leur affiche comportant le texte de Gilles Clément, annoté, mis en forme et mis en page de façon à souligner le sens qui s’articule avec l’image photographique.
Ces productions sont la réponse à une commande de la part du club du livre de Fursac, et elles seront exposées au moment de la Journée du Livre, le 6 octobre 2019 à Fursac.

Week-end d’intégration

Pour la huitième promotion du DSAA Design éco-responsable, l’intégration s’est passée au Moulin des Templiers au bord de la Gartempe. Invités par Anne-Marie et Lucien Doré, les 21 DSAA ont campé deux nuits. Ils ont découvert un lieu, qui fut un Moulin Papetier, mais qui a surtout été méticuleusement restauré afin d’en faire un espace assez magique pour découvrir la Creuse.

 

Au réveil de la première nuit, l’équipe leur avait installé une exposition des 10 affiches typographiques politiques de Vincent Perrottet dont le message s’articule avec les photographies de Myr Muratet. Les étudiants ont écouté Vincent Perrottet leur expliquer le sens et la mécanique de ces images.

 

Après ce temps dédié au rôle de l’image, à son pouvoir, à sa capacité à devenir un objet de dialogue, les étudiants ont été invités à une lecture du site par Gilles Clément.
Au fil de la marche, ils ont appris comment on regarde le paysage et ce que cela peut ouvrir comme perspectives métaphoriques lorsqu’on est designer éco-responsable.

 

Un très grand MERCI à Gilles et Vincent qui ont fait de cette journée un moment initiatique pour les nouveaux DSAA de Raymond Loewy.