PRÉSENTATION DES DIPLÔMES 2021

Fin juin, les étudiants de DSAA2 ont présenté leurs projets de diplôme.

 

Chaque étudiant a eu à cœur d’exprimer l’entièreté d’une démarche ouverte et interrogative en tension directe avec le mémoire, l’abstract et la pratique plastique plastique. Le macro-projet de DSAA offre l’opportunité aux étudiants de choisir entre deux postures de recherche : l’une plus professionnalisante dans laquelle sont particulièrement appréciées les compétences à formaliser une solution probante vis à vis de la question initialement posée et dont la mise en œuvre technique est viable, l’autre  davantage liée à la recherche et aux protocoles déployés, favorise les qualités avec lesquelles l’étudiant interroge de manière plurielle la problématique de recherche déployant une arborescence plastique questionnante sans nécessairement aboutir à une solution totalement déterminée.

 

Cette année encore les sujets ont été très divers : récolte de l’urine dans un collège comme ressource pour l’agriculture, le modèle d’habitat pavillonnaire comme objet de détournement, la place du raffinement dans une société décroissante, travail graphique pour des événements sur la déconsommation, la frugalité de l’habitat comme générateur de confort, le lavage en collectif pour une préservation de la ressource hydrique, l’étrange comme révélateur de nos comportements déconnectés du milieu, les problématiques de l’espace urbain et du genre, etc.

 

Le jury présidé par l’Inspecteur pédagogique et l’Université de Bordeaux Montaigne, composé de professionnels de trois domaines et des enseignants design et humanités modernes a décerné plusieurs mentions et notamment la mention Agence qui récompense les projets de design global menés en équipe pluridisciplinaire comme celui mené cette année par Zélie Peyrichou (design graphique) et Jean-Baptiste Héroin (design produit).

 

 

Rêver d’ici, revue de projets

Les étudiants ont présenté leurs projets de design global sur le thème « Rêver d’ici ». Mené en équipes pluridisciplinaires sous la forme de micro-agences (DE+DG+DP), ce projet clôturant la première année engageait les étudiants à dessiner de nouveaux imaginaires pour la ville de La Souterraine : scénariser des pratiques alternatives, contextualiser et rendre crédibles de nouveaux modèles de relation au monde, lever des blocages, faire réagir aussi et réfléchir…

 

Graphisme pour Recyclabulle

Conception d’une boîte à outils graphiques pour la communication interne et externe de la structure Recyclabulle, la recyclerie de Guéret et de la Souterraine.
Recyclabulle est une association qui relève de l’Économie Sociale et Solidaire. Le travail graphique réalisé vise à rendre la structure autonome dans la réalisation de ses supports internes ; elle a également pour enjeu de rendre explicite la dimension écoresponsable liée à la seconde vie des objets et à la réduction des déchets.

 

Les images correspondent à la présentation des projets à Recyclabulle, à la Souterraine, avec différents membres de l’association en décembre 2020.

RÊVER D’ICI

Les étudiants sont engagés dans un projet de design global consistant à formuler des hypothèses désirables pour le futur de La Souterraine. Répondre par le design à l’incitation rêver d’ici consiste à mobiliser le projet comme moyen de dessiner de nouveaux imaginaires : scénariser des pratiques alternatives, contextualiser et rendre crédibles de nouveaux modèles de relation au monde, lever des blocages, faire réagir aussi et réfléchir…

Les propositions des étudiants, réunis en micro agences, pourront constituer un ensemble de projections, de dispositifs formels et de scenarii  afin d’engager auprès de la population un nouvel imaginaire pour une autre relation au territoire qu’elle habite ou fréquente.

Pratique plastique en DSAA1

Les DSAA1 ont présenté leur production de PPM sur le cercle. Cette phase 2 du travail les a conduit à opérer une appropriation singulière d’une facette de leur recherche amorcée en amont. Il s’agissait d’ouvrir et approfondir sur le plan sémantique et plastique ce que leur étude du très vaste thème du cercle les avait conduit à approcher. Certains ont opéré une convergence, parfois audacieuse, avec leur travail de recherche en design.

Quand l’exploration plastique stimule l’inventivité du design, on peut parler de prospection sensible. Et cela donne une vraie impulsion à la réflexion et la pratique !

nouveau numéro de la revue : Lumière

Ce trente et unième numéro de la revue explore la thématique « Lumière ». C’est aussi l’occasion pour En Cène de faire peau neuve et d’adopter une nouvelle ligne graphique plus adaptée au web. La conception graphique est signée Louise Boulanger et la mise en page a été effectuée par Celia Legrand, Sorenza Berger et Théo Cammarata.

Consultable et téléchargeable ici

Design pour le monde réel

Économiste, chercheur et maître de conférence à l’université Jean Jaurès de Toulouse, défenseur de l’économie sociale et solidaire, Julien Milanesi, est venu dès les débuts du DSAA apporter son expertise au sujet des implications économiques liées au design écoresponsable. Cette année, il a donné une visioconférence, avec une très belle trame documentée pour aider les étudiants à comprendre l’ouvrage de Tim Jackson, Prospérité sans croissance.
Son intervention était intitulée « La Croissance, histoire d’une servitude ». DSAA1 et 2 ont pu lui poser des questions et ainsi approfondir leur réflexion quant aux liens entre le design et les choix économiques opérés par la société dans la quelle nous vivons.

 

Son approche a aidé les DSAA1 à mieux saisir les enjeux à mettre en avant au moment du projet de design graphique situé en édition. Le travail de création éditoriale pour Prospérité sans croissance demandait de se positionner au sujet de l’image à donner à la quête de la croissance.

Prosperity without growth

Semaine 50, les DSAA1 ont fait leur workshop édition. Accompagnés par Mahaut Clément, ils ont mis en forme un extrait de texte de Tim Jackson sous forme d’un ouvrage bilingue. Le set typo comportait cette année la Regime de Barnbrook, ce caractère typographique est une superbe relecture critique des mécanes de la période victorienne, période à laquelle la monarchie du royaume britannique a fusionné avec le capitalisme industriel. Les postions de Barnbrook quant à la façon dont la prospérité s’est faite à l’époque de l’ère industrielle naissante, sont claires et aujourd’hui, il faut changer de régime. Son engagement pour le mouvement Occupy London et pour Adbusters en témoigne. Tim Jackson est aussi britannique et son ouvrage propose de redéfinir la prospérité en interrogeant de façon drastique les paramètres qui nous conduisent à faire de la croissance une priorité absolue.

 

Cette semaine de travail, fait converger les enseignements, en humanité moderne, en économie, ceux dispensés en anglais, et la pratique du design.

 

Sur le plan pratique, les étudiants ont défini leur positionnement par rapport au texte, composé leur iconographie, construit leur grille, et façonné 4 ouvrages, ils ont utilisé les graveuses laser, ils ont pu sérigraphier et travailler sur des supports d’une grande diversité.

 

Bravo à tous !

Dispositif pédagogique pour l’éco-maternité du CH de Guéret

Les étudiants de DSAA1 DP viennent de présenter leurs développements de projet à Virginie Layadi, Ingénieure qualité au Centre Hospitalier de Guéret. Cette commande proposait de concevoir un dispositif pédagogique mobile contenant le matériel nécessaire aux animatrices des ateliers Nesting©. Ces séances proposent des études de cas appuyées par des informations pratiques visant à améliorer nos conditions de vie domestique et donc la santé de chacun.

Rendez-vous recherche en design

Les DSAA2 viennent de présenter l’avancée de leur recherche en design. Ce rendez-vous, est l’occasion pour eux de recevoir les conseils d’un professionnel et du collège d’enseignants présents, et en même temps le moment de médiatiser leur travail de pratique plastique  effectué en liaison avec leur terrain de recherche.

 

En distinguant deux fonctions de l’unité de pratique plastique et médiation, à savoir d’une part, l’exploration libre d’un média, et d’autre part la capacité à traduire une intention construite en amont, ils ont produit des formes dont le but est de déployer plastiquement les enjeux que le plan du mémoire convoque de façon essentiellement théorique.

 

Émilien Rouet était le professionnel invité pour ce second rendez-vous qui sera réitéré trois fois d’ici le diplôme afin que les étudiants bénéficient d’expertises croisées et multiples nécessaires pour atteindre la maturité prospective attendue en fin de parcours.